Histoire

De Pont des Fossés à Joinville-le-Pont, la ville s’est construite du moyen-âge à nos jours. Si le pont marque l’identité de Joinville, les bords de Marne, le canotage, les guinguettes et le cinéma font partie intégrante de son histoire contemporaine.

Le Pont de Joinville Du Moyen-Âge jusqu’au 18ème siècle

Sur les rives de la Marne se constitue vers 1259 le hameau de « Pont des Fossés », puis « Pont de Saint-Maur » et enfin « Branche du Pont de Saint-Maur ». Un pont en bois est alors construit. En 1716-1718 un ouvrage en pierre est bâti, remplacé par un plus moderne, en 1835. Le pont actuel est édifié à la fin des années 1930. Il devient rapidement un passage très emprunté.

L’essor du XIXème siècle : l’arrivée du chemin de fer et la mode du canotage

C’est en 1831 que le Conseil municipal décide de changer de nom d’origine « Branche du pont de Saint-Maur » en « Joinville-le-Pont ». Elle compte à peine 580 habitants. En 1855 débutent les travaux de chemin de fer de la ligne Bastille-La Varenne, mise en service le 22 septembre 1859. Elle a été conçue pour relier Paris au Bois de Vincennes et aux guinguettes des bords de Marne, en plein essor.
Le sport a toujours été roi à Joinville, avec sa célèbre école militaire, dont sera issue le célèbre « Bataillon de Joinville », les plus nombreuses et les plus anciennes sociétés d’aviron (SN Marne en 1876, SN En Douce en 1886 et Club Nautique de Paris en 1891)

Le début du XXème siècle marqué par les industries photographique et cinématographique

En 1900, Joseph Jougla installe sa grande usine de produits photographiques à Polangis. Elle sera rachetée par les frères Lumières en 1910 et fermée en 1965. Charles Pathé, par peur des incendies, décide de diversifier ses lieux de production. Il trouve à Joinville un vaste terrain vide près du pont, proche de Paris et de Vincennes. Dès 1906, l’usine de Joinville est chargée de perforer les bandes de films vierges, de les impressionner avec les négatifs réalisés à Vincennes, de les développer, fixer, laver et sécher et enfin de les expédier. La fusion des laboratoires Pathé et Gaumont a lieu en 1947. Ensemble, ils forment la GTC (Société Générale de Travaux CinématographiquesChaque semaine, GTC tire les quelque 350 copies des « Actualités Pathé », ainsi que des centaines de copies de grands films. Chaque mois, 1 million et demi de mètres de pellicules sont produits par l’usine GTC soit 20 000 km de films par an. GTC assure également des trucages et des effets spéciaux pour les scènes de films (c’est la Postproduction) ainsi que des tirages et les sous-titrages des films. En 1987, la SFP quitte définitivement les studios.

De nos jours, la ZAC des hauts de Joinville et les nouveaux équipements tels que le l’école de danse Aurélie Dupont ou le gymnase du Bataillon de Joinville façonnent le nouveau visage de Joinville.