Risques majeurs

La crue de la Marne du début de l’année 2018 est venue nous rappeler notre vulnérabilité face aux éléments et à la nature.

Joinville, comme de nombreuses communes situées sur les boucles de la Marne et plus généralement au bord d’un fleuve ou d’une rivière, est particulièrement exposée aux risques naturels. Ces derniers sont de nature très diverses comme les inondations ou les glissements de terrain, sans oublier le transport de matières dangereuses ou les risques météorologiques. Les risques sont nombreux et bien réels, il n’y a cependant pas de fatalité. Nous devons tout faire pour minimiser le risque et même l’anticiper. Pour ce faire, la Ville dispose d’un plan communal de sauvegarde qui précise les modalités d’intervention en cas de crise majeure. Ce plan communal de sauvegarde définit l’organisation et la coordination des moyens humains et matériels nécessaires. Nous avons eu l’occasion de l’éprouver et nous travaillons sans cesse à son amélioration pour gagner en efficacité.


Le risque inondation à Joinville-le-Pont est réel, il convient de ne pas le sous-estimer. La montée des eaux se caractérise par un phénomène lent. Si les risques physiques sont limités, les dégâts d’ordre matériel peuvent entrainer une gêne considérable pour la vie des habitants avec des coupures électriques, une interruption des moyens de communication et une perturbation de l’alimentation en eau potable notamment.

Les mesures préventives

  • Le PPRI
    Le Plan de Prévention du Risque Inondation est un outil permettant de délimiter les zones exposées directement ou indirectement aux inondations et de réglementer les constructions qui y sont réalisées.
  • La surveillance hydrométéorologique par Météo France et le système d’alerte des pouvoirs publics permettent de tenir informées les populations et de déclencher des mesures de secours.
  • Les Lacs-réservoirs : quatre barrages-réservoirs ont été aménagés en amont de Paris pour retenir l’eau et réduire les effets de la crue.
  • Les murettes : une partie importante du linéaire de la Marne est protégée par des murettes situées à la cote de la crue 1924. Cependant, elles seraient insuffisantes pour une inondation de type 1910.
  • La Vanne secteur : située à Joinville sur l’écluse de l’île des Saint Pères cet ouvrage hydraulique permet en cas de crue, d’augmenter le débit s’écoulant par le canal et d’abaisser le niveau de l’eau dans la boucle de la Marne de 30 à 70 cm. Grâce à la mobilisation des communes concernées, dont Joinville-le-Pont, et de la Métropole du Grand Paris, la réhabilitation de cet ouvrage a été réalisée en 2017.
  • La mémoire du risque : moins les inondations se produisent plus la mémoire du risque s’estompe. Le Document d’Information sur les Risques Majeurs disponible sur le site de la Ville, les repères de crues posés en Ville et la communication autour des risques est là pour responsabiliser les habitants et leur rappeler qu’ils vivent dans une zone à risque.

La gestion de la crue

  • Le Plan communal de sauvegarde est un outil central qui présente le rôle des différents acteurs dans la gestion de la crue tels que la ville, la préfecture, les différentes institutions et les entreprises clés de fourniture de services (Electricité, gaz, eau potable, assainissement, déchets)
  • Les Plans de surveillance mis en place par les entreprises

L’impact d’une crue va bien au-delà des habitations situées en zone inondable. Des coupures de gaz, d’électricité, d’eau potable, un assainissement hors d’usage, l’impossibilité de collecter les déchets peuvent toucher les riverains situés en zone non inondable. L’ensemble des fournisseurs de ces services ont un plan de surveillance de l’évolution des crues afin d’anticiper les impacts sur leurs services et anticiper préventivement leur arrêt (coupures gaz et électricité par exemple). L’ensemble de ces informations est centralisé en mairie puis communiqué en temps réel aux Joinvillais. Sont aussi transmis les numéros de téléphone et adresses des sites web mis en place pour consulter en direct l’évolution de la situation.

Les impacts directs et indirects des crues peuvent rendre des zones inhabitables pendant plusieurs semaines. L’évacuation peut être décidée par le Maire. Des centres d’hébergement d’urgence sont alors mis à disposition en attendant que chacun trouve une solution de repli.

Le saviez-vous ?

La crue de 1910 qui fait référence est une crue dite « centennale ». Cela ne signifie pas du tout comme on l’entend parfois qu’elle survient une fois tous les 100 ans en moyenne mais que le risque qu’elle survienne tous les ans est de 1%.

Les bons réflexes

La montée de la Marne est un phénomène lent (1m/24h) qui permet d’anticiper une inondation :

  • Ne vous engagez pas sur une voie immergée, ni à pied ni en voiture.
  • Ne restez pas à l’intérieur d’un véhicule ou près de vitres. Si vous avez le temps stationnez votre véhicule dans une zone non inondable.
  • Restez informés, notamment pour connaître l’évolution de la situation sur la zone où vous êtes : pensez à consulter le site Vigicrues, qui vous renseigne plusieurs fois par jour sur l’état des crues, mais aussi la carte de vigilance de Météo France.
  • Enfin, n’oubliez pas qu’il est important de laisser disponibles les lignes de secours : n’abusez pas de votre téléphone.

Soyez solidaires

Prenez des nouvelles de vos voisins (sans prendre de risques) et répertoriez leurs besoins. Proposez vos services, votre temps, partagez vos ressources. Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues car nous avons tous quelque chose à partager dans ces conditions d’urgence : de la nourriture, du temps (covoiturage, nettoyage, prêt de matériel…) voire même hébergement.

Si votre logement est inondable :

  • Si vous le pouvez faites-vous héberger (famille, amis, etc.) en dehors de la zone inondable en emportant vos effets personnels précieux (bijoux, montres, etc.), mais aussi vos papiers d’identité. N’oubliez pas de fermer votre logement à clé. Les inondations n’arrêtent pas les cambrioleurs.
  • N’utilisez pas d’équipements électriques et mettez-les en hauteur.
  • Coupez l’eau, le gaz et l’électricité.
  • Enfermez vos aliments frais dans des sacs plastiques et placez-les en hauteur, vous évitez ainsi de polluer l’eau avec.
  • Montez à l’étage si possible vos meubles et/ou tout matériel fragile.
  • Si il est trop tard, réfugiez-vous dans les étages avec le matériel préparé (eau, vivres, papiers d’identité, radio et piles, lampe, vêtement, médicament…)
  • Assurez-vous que votre assurance couvre bien le risque d’inondations.


Un mouvement de terrain est un déplacement plus ou moins brutal du sol ou du sous-sol, d’origine naturelle ou résultant d’activité humaine. Environ un cinquième du territoire communal est concerné par l’existence d’anciennes carrières souterraines. Même si l’accidentologie, et donc le risque, demeure relativement faible à Joinville, il convient de s’y préparer pour mieux prévenir et gérer une telle situation. Les signes précurseurs d’accidents peuvent prendre la forme d’un tassement de terrain, de fissures sur les bâtiments, d’une difficulté à fermer les portes, de ruptures de réseaux..

Les mesures préventives

  • Surveillance : L’Inspection Générale des Carrières (IGC), les sapeurs-pompiers de Paris et les services techniques municipaux visitent les carrières de la commune.
  • Consultation systématique de l’IGC pour chaque permis de construire sur un terrain situé dans le périmètre de risque, quel que soit l’objet des travaux
  • Mesures constructives à respecter pour la sécurisation des bâtiments et leurs abords, prévues dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU)
  • Stabilisation de la masse instable : Différentes campagnes de consolidation ont déjà eu lieu, notamment à l’occasion de la construction de bâtiments récents.

Les bons réflexes

  • Si cela peut se faire sans risque, couper l’eau, l’électricité et surtout le gaz
  • Si vous êtes témoin, prévenir les sapeurs-pompiers
  • Evacuer les bâtiments (sans utiliser les ascenseurs)
  • S’éloigner de la zone dangereuse
  • Ne pas revenir sur les lieux du sinistre avant que la zone ne soit sécurisée, même si l’on pense que l’événement est terminé. Si une personne est ensevelie, prévenir les Sapeurs-Pompiers (18), la gendarmerie (17) ou le SAMU (15)
  • Ne pas s’exposer soi-même en descendant dans une cavité
  • Ne pas stationner sous un pont, un arbre ou à proximité d’un immeuble endommagé

Aux conséquences habituelles des accidents de circulation, l’accident de transport de matières dangereuses combine un effet primaire immédiatement ressenti (incendie, explosion, déversement) et des effets secondaires (propagation aérienne de vapeurs toxiques, pollution des eaux ou des sols). Joinville le pont est traversée par deux autoroutes (A4 et A86) et 9 routes nationales. Sur ces infrastructures, le transport de matières dangereuses est réglementé suivant la nature des produits transportés et le jour où le transport a lieu. A Joinville, le risque de transport de matières dangereuses se situe également au niveau des canalisations avec le transport du gaz naturel.

Les mesures préventives

  • Une réglementation sévère prévoit la formation des personnels de conduite, les contrôles techniques périodiques des contenants, des règles strictes de circulation, la signalisation des véhicules routiers, etc…
  • GRT assure une télésurveillance constante des réseaux de transport de gaz.
  • Le Plan de secours spécialisé Interdépartemental Transport de matières dangereuses élaboré par la préfecture de Police de Paris sera déclenché si un accident impliquant un produit toxique survient.

Les bons réflexes si vous êtes témoin d’un accident de TMD

  • Prévenir les secours et indiquer le code de danger situé à l’arrière du véhicule
  • Situer le lieu exact (nom de la rue, point kilométrique…)
  • Préciser le moyen de transport (poids lourd, canalisation, train,…)
  • Identifier la présence de victime ainsi que la nature du sinistre

En cas de fuite du produit

  • Quitter la zone de l’accident : en s’éloignant perpendiculairement à la direction du vent et faire déplacer les personnes à proximité. Pas d’intervention personnelle
  • Si des victimes sont à dénombrer, surtout ne pas les déplacer sauf en cas d’incendie ou de risque d’explosion.
  • Si un nuage toxique s’approche, s’éloigner de l’accident et rejoindre le bâtiment le plus proche pour se mettre à l’abri dans un local clos en calfeutrant les fenêtres et les aérations.
  • Ne pas fumer, ne pas téléphoner
  • Se conformer aux consignes de sécurité données par les services de secours.

Vents violents, fortes précipitations, neige, verglas, canicule, présentent autant de risques auxquels il faut se préparer. Le niveau d’alerte Météo France peut donner des indications sur l’impact prévisible de ces phénomènes climatiques. Un risque météo de grande ampleur peut en effet entrainer la fermeture des parcs et jardins, le report ou l’annulation de certaines manifestations, la perturbation de la circulation automobile, etc…

Les mesures préventives

  • Neige / verglas : Dans le cadre du plan de viabilité hivernale, les services de la Ville et le département surveillent la météo et anticipent ces événements. Ils mettent en place un salage préventif des voies et trottoirs principaux. Les particuliers ont également la responsabilité du déneigement devant leur logement.
  • Plan canicule : Dans le cadre du plan national canicule, un niveau de veille saisonnière est activé en période estivale. Différentes actions sont prévues selon les 4 niveaux de vigilance diffusés par Météo France. A Joinville, les personnes âgées fragilisées et isolées peuvent se faire connaitre auprès de CCAS qui les contactera en juillet et en Août en cas de déclenchement du plan canicule.
  • Pollution : plan de protection de l’atmosphère en Ile-de-France et arrêté inter-préfectoral en cas de pollution en région Ile-de-France. Le niveau d’alerte, second seuil de pollution, permet de mettre en œuvre au niveau préfectoral des mesures réglementaires d’urgence graduées de restriction ou de suspension des activités concourant à l’élévation du niveau de concentration de polluant.

Les bons réflexes

En cas de neige, verglas et tempête :

  • S’informer du niveau d’alerte, des messages météo et des consignes des autorités
  • Se déplacer le moins possible ; rester chez soi ; rouler lentement en voiture
  • Ne pas toucher aux câbles électriques tombés à terre
  • Dégager la neige des trottoirs devant sa porte

En cas de canicule :

  • Se signaler à la Mairie si vous êtes une personne seule dans le cadre du « plan canicule »
  • Buvez fréquemment et abondamment
  • Evitez de sortir aux heures les plus chaudes, maintenez votre logement frais (n’abusez pas des climatiseurs, la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur ne doit pas dépasser 5° C)
  • Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps plusieurs fois par jour (mouillez votre visage, votre cou, vos bras, vos jambes avec un linge humide ou un vaporisateur d’eau).
  • Passez si possible 2 à 3h dans un endroit frais
  • Si une personne est victime d’un coup de chaleur, appeler immédiatement les secours (15 ou 112). Mettre la personne dans un endroit frais, lui faire boire de l’eau, aérer.

En cas de pollution

  • Limiter leurs efforts physiques ;
  • Limiter les sorties à l’extérieur des nourrissons dans la durée et évitez ces sorties en début de matinée et en fin de journée, ainsi qu’à proximité des axes routiers ;
  • Différer l’aération de votre logement aux périodes de fin de matinée ou de début d’après-midi ;
  • En cas de gêne respiratoire ou cardiaque inhabituelle, consulter son médecin ou pharmacien.

L’information préventive : assurer la mémoire du risque

Le principe général est que chaque citoyen a le droit de connaître les risques naturels ou technologiques susceptibles de se développer sur son lieu de vie, de travail, de vacances. Dans la pratique, il s’agit d’entretenir la « mémoire du risque » en sensibilisant les habitants.

Concrètement l’information préventive prend la forme suivante :

  • Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM)
    C’est un document de sensibilisation établi au niveau départemental par le préfet destiné aux responsables et acteurs du risque majeur. Il recense les risques existants et les communes soumises à ces risques en définissant un ordre de priorité pour que tous les citoyens concernés soient informés. Dans le Val-de-Marne, le DDRM a été réalisé en 1998 : 45 communes du département sont concernées par au moins un risque et doivent en conséquence faire l’objet d’un Document Communal de Synthèse. Le Dossier Départemental des Risques Majeurs a été diffusé aux maires et à l’ensemble des acteurs du risque majeur. Il est consultable en mairie.
  •  Le Dossier Communal de Synthèse (DCS)
    Établi conjointement entre l’Etat et une commune à partir du DDRM, le DCS définit le risque, les mesures de protection et de prévention à l’échelon communal et les consignes à appliquer par les habitants en cas de survenance du risque. Les DCS, non opposables aux tiers, doivent être réalisés dans toutes les communes recensées prioritaires dans le DDRM et notifiés aux maires concernés. Le DCS de Joinville-le-Pont a été élaboré en novembre 1998.
  • Le Dossier d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM)  Établi à l’initiative du maire à partir des informations du DCS, le DICRIM est un document destiné à l’information des citoyens.

Pour le consulter, cliquez ici

La loi relative à la prévention des risques technologiques et naturels du 30 juillet 2003 impose aux maires une information des populations tous les deux ans et la pose obligatoire de repères de crues sur les édifices.

 Les mesures d’urbanisme

Afin de limiter le risque, l’Etat met en place un certain nombre de règles limitant la vulnérabilité des biens et des personnes dans les zones touchées. Par exemple, dans une zone inondable, le rez-de-chaussée doit être surélevé. Ces règles sont compilées dans des Plan de Prévention des Risques (PPR). Joinville compte un PPR Inondation et peut être, bientôt, un PPR Mouvements de Terrains.

La gestion de crise via un Plan Communal de Sauvegarde

A quoi sert un Plan Communal de Sauvegarde ?

Un Plan Communal de Sauvegarde est outil opérationnel permettant à la commune d’assurer ses principales missions dans le cadre de la gestion de crise :

  • Donner ou relayer l’alerte auprès des populations,
  • Mettre en œuvre les premières actions de sauvegarde des populations notamment décider des mesures d’évacuation des zones à risque,
  • Armer un Poste de Commandement communal de crise,
  • Fournir dans la mesure des capacités de la commune, des moyens en hommes et matériels pour les tâches opérationnelles pouvant se révéler nécessaires,
  • Déclencher les mesures permettant l’accueil, l’hébergement, éventuellement le ravitaillement avec les forces de l’ordre et la D.D.E. des personnes évacuées,
  • Participer au balisage des zones dangereuses et à la régulation de la circulation,
  • Veiller au maintien des réseaux d’alimentation en eau potable et d’hygiène publique,
  • Recenser, identifier les victimes et organiser leur recueil,
  • Après la crise, gérer les dons et secours matériels et financiers,
  • Effectuer les démarches nécessaires pour obtenir les indemnisations,
  • Gérer les opérations permettant un retour à la normale,
  • Rendre compte régulièrement de la situation en Préfecture.

Comment est-il élaboré ?

L’élaboration d’un PCS est une affaire de spécialiste de la gestion de crise. La première étape vise à sensibiliser les services communaux, principaux acteurs du Plan, et à organiser la collecte des données nécessaire à l’élaboration du document : annuaires, recensement du matériel et des moyens d’hébergement, identification des zones à risque, etc. La deuxième étape permet de mettre en place le poste de commandement et son fonctionnement. C’est donc un ensemble de procédures à instruire en cas d’alerte. La troisième étape est un test du système mis en place.

Une nouvelle obligation réglementaire

Joinville n’a pas attendu que la loi l’y oblige pour mettre en place un PCS, la loi du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile indique qu’un « Un plan communal de sauvegarde est obligatoire dans les communes les plus menacées, c’est-à-dire dotées d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé ou comprises dans le champ d’application d’un plan particulier d’intervention. Il a pour objet d’organiser les mesures d’alerte et de protection des populations. »

L’entraide, principal allié du PCS

Le Plan Communal de Sauvegarde est un outil. Son application permet d’anticiper la crise et permet de la gérer lorsqu’elle survient. Pour autant si une inondation importante survenait, la solidarité resterait notre meilleure alliée.

 

 

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